Birmanie, Total à nouveau en accusation
24 mars 2010
Source | www.bakchich.info |
Un doc édifiant sur Canal+ : grâce à Total, sa principale source de financement, la junte birmane se dote d’un système de flicage des télécoms avec Alcatel. Et achète du nucléaire militaire auprès de la Corée du Nord.
Dans son Spécial investigation du 26 mars, Canal + revient avec insistance sur le rôle crucial joué par Total en Birmanie.
Sans la manne que lui verse le pétrolier français, la junte birmane serait en effet dans l’incapacité de se payer les services de l’équipementier franco-américain Alcatel-Lucent.
L’enquête de Paul Moreira met en évidence la duplicité d’Alcatel, dont le site internet omet de mentionner la Birmanie parmi les pays où l’équipementier exerce ses talents, notamment de contrôle des télécommunications et de l’internet. Pour que le porte-parole d’Alcatel admette la réalité de son engagement en Birmanie, il faut lui montrer les images, tournées en caméra cachée, du bureau d’Alcatel dans un grand hôtel de Rangoon…
Birmanie: Résistants, business, secret nucléaire, P. moreira
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Après avoir montré l’engouement des généraux birmans pour le nucléaire militaire proposé par la Corée du Nord, Paul Moreira s’adresse au porte-parole de Total, qui dissimule mal son embarras, mais qui est bien obligé de reconnaitre que les généraux birmans font ce qu’ils veulent des centaines de millions de dollars que leur verse chaque année le pétrolier français.
Les lecteurs de Bakchich.info connaissent le peu de crédibilité du démenti des banques singapouriennes abritant les quelques 5 milliards de dollars que Total a versé aux généraux birmans…
Birmanie: Résistants, business, secret nucléaire, P. moreira
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Ce que représente le 10 mars pour les Tibétains
10 mars 2010

Source image : obeygiant.com
Le 10 mars, chaque année, les Tibétains commémorent le soulèvement populaire qui eut lieu à Lhassa le 10 mars 1959.
C’est au cours des années 1949/1950 que les troupes de l’armée chinoise envahirent le territoire tibétain.
Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l’infâme « Accord en 17 Points » dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s’ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.
Les Tibétains du nord-est et de l’est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l’intrusion de l’Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C’est là qu’une résistance armée s’organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l’Amdo et du Kham furent la scène d’un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l’arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s’abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l’égard de la Chine.
Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.
Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pourconséquence la fuite vers l’Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d’environ 80 000 Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l’Inde dans les contreforts de l’Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï Lama, une résistance non violente à l’occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd’hui à l’échelle mondiale. Aussi chaque année, où qu’ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu’eux-mêmes se souviennent, et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre et indépendant.
Source : www.tibet-info.net
Naomi Klein la stratégie du choc…
25 janvier 2010
Que dire de ce monument…Peut-être que ma vision du monde est aujourd’hui beaucoup plus claire. Quand on voit des catastrophes et des pilleurs sévirent dans les rues cela nous choque ou nous effraie.
Ce livre raconte le pillage sans aucun état d’âme après des catastrophes naturelles, économiques, dû à la guerre… Mais en… vérité, les pilleurs vivent dans l’ombre et sont en costume cravate. Je me rends compte que l’on peut faire plus de mal avec l’économie qu’avec la guerre. Qui n’a jamais entendu parler de Milton Friedman, cet économiste au prix Nobel d’économie ? Et pourtant, cette personne a influencé notre monde d’une telle force et d’une si laide manière que je suis surpris qu’il soit méconnu. Tant de pays ont sombré dans le désastre et le chaos à cause de ce personnage et tous ses disciples. Ces personnes devraient être jugées pour crime contre l’humanité. Et tout cela couvert par le FMI, la banque mondiale….Quand on voit tout cela, on se dit que tout compte fait les conspirations existent ! Oh pas le mal contre le bien ! Mais juste des personnes avides de pouvoir et surtout d’argent. Ce qui s’est passé au chili, en Argentine, en Bolivie, en russe, en Afrique du sud, dans les pays de l’ouest, etc…
Tous ont suivi la stratégie du choc avec pour conséquences les riches monstrueusement plus riches, et les pauvres épouvantablement plus pauvres… Quel effroyable monde parfois nous avons…
J’ose espérer que si un jour la Birmanie obtient sa démocratie, je souhaite de tout mon coeur qu’elle ferme la porte aux économistes étrangers, à la banque mondiale ou au scandaleux FMI… Je ne sais plus qui a dit, ce qu’il y a de pire dans le communisme c’est ce qui vient après ( au vu de la politique de la stratégie du choc ) On pourrait dire la même chose pour la dictature… L’exemple parfait s’illustre aujourd’hui en Irak…
Maintenant avec la situation Haïti, j’ose espérer encore que la stratégie du choc ne viendra pas mettre le bout de son nez pour le plus grand malheur des haïtiens. Je ne sais pas si le vaudou Haïti existe, mais si c’est le cas, il serait judicieux de l’appeler contre le méchant FMI !
Ce livre est à lire pour comprendre exactement sans fioriture une face de notre Monde (capitaliste)…
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Burma VJ : reporter clandestin au Myanmar (birmanie)
7 janvier 2010
Réalisé par le danois Anders Ostergaard, le documentaire “Burma VJ” place le spectateur au coeur du mouvement de contestation qui a éclaté au Myanmar en 2007, en s’appuyant sur les vidéos tournées secrètement par des journalistes locaux malgré les menaces de répression.
“Burma VJ” sort en ce moment au Royaume-Uni après avoir été présenté dans des festivals internationaux où il a obtenu plusieurs récompenses. Les critiques ont salué le courage de ces reporters qui témoignent des aspirations d’un peuple qui refuse qu’on l’oublie.
Patrick Devedjian supprime la prime de Nöel dans le 9-2
23 décembre 2009
Source | allain jules |
Depuis 1999, en France, chaque Noël était devenu pour les autorités, un point d’honneur pour la solidarité envers les plus démunis à qui elles offraient par l’entreprise des Conseils Généraux, une prime spéciale. Sorte de viatique devenu traditionnel, c’était un peu du beurre dans les épinards pour tous les pauvres de France et de Navarre, ces accidentés de la vie.
Le versement de cette prime de Noël concerne essentiellement les titulaires du Revenu de solidarité active (RSA) et a commencé à travers toute la France, lundi, 21 décembre dernier. C’est la Caisse d’allocations familiales (Caf), le Pôle emploi ou encore les Mutualités sociales agricoles qui se chargent en coordination avec les Conseils Généraux de venir en aide aux plus précaires.Les foyers en grande difficulté financière qui touchent cette prime voient habituellement ce cadeau de Noël leur permettre de passer les fêtes ,dans de bonnes conditions plus ou moins. Hélas, l’UMP ne veut pas recréer l’espoir. La fracture sociétale leur permet sans doute d’exister. Paraître comme le dernier recours et prêcher essentiellement pour soi et non le bien public est leur dada. Alors, comment se compose cette aide ? Selon la composition de la famille, voici les montants 2009 de la prime :
Personne isolée : 152,45 euros
Personne isolée avec un enfant ou couple sans enfant : 228,67 euros
Personne isolée avec deux enfants ou couple avec un enfant : 242,45 euros
Personne isolée avec trois enfants : 287,45 euros
Couple avec deux enfants : 318,67 euros
Couple avec trois enfants : 363,67 euros.
En cette fin d’année 2009, le Conseil Général des Hauts-de-Seine a donc décidé de dire niet à tous ses pauvres. Ils sont au nombre de 25 000. Pour information, presque tous sont d’origine étrangère comme le président du Conseil général des Hauts-de-Seine lui-même, turco-arménien. Ah, le débat exécrable sur l’identité nationale. Pendant que Patrick Devedjian, puisque c’est de lui qu’il s’agit, et ses 25.000 assistés et paresseux selon la formule consacrée à l’extrême droite croquera à pleine dent son chapon, ses petits fours et sa bûche, les autres crèveront la dalle.
Mais oui, il faut faire des économies sur ce budget de 3,4 millions d’euros . C’est un vrai scandaleuse, quel gaspillage. Les Hauts-de-Seine n’ont-ils pas raison ? Ce grand geste de générosité est abscons, surtout que cette aide n’aurait plus lieu d’être selon Patrick Devedjian, puisqu’il y a eu une refonte des aides sociales effectuée par l’État, avec la proposition de Martin Hirsh et la mise en place du RSA. Ah, le beau Patrick Devedjian semble se réjouir des malheurs des autres, oubliant son passé sulfureux de l’extrême-droite (Occident) avec ses compères Madelin, Longuet et consort, passé très controversé lorsqu’ils passaient en vedette américaine devant le Tribunal de Draguignan où ils écopèrent 1 an de prison. Il est passé de pécheur à prêcheur avec bonheur.
