Source | Aboneobio Par Laurence |
L’alimentation, mais aussi la pollution au quotidien sont désormais pointées pour expliquer la hausse des cancers. Avant le discours portait sur les risques liés aux expositions dans le cadre professionnel, sur le tabac, l’alcool, la sédentarité, la malbouffe …Mais une étude américaine a démontré que plus d’un cancer sur deux n’est pas expliqué par des facteurs classiques. Maintenant on évoque la pollution globale (alimentation, eau, air, …), l’exposition aux pesticides dont la catégorie de pesticides organaux chlorés, qui malgré leur retrait dans de nombreux pays sont encore présents dans les sols, contaminent toute la chaîne alimentaire pour se retrouver dans les tissus graisseux.
Il faut dire qu’en 25 ans les cancers ont doublé ! Certes on vit plus longtemps, certes on fait des diagnostics plus précoces, certes on sauve davantage de personnes, …mais le cancer rode et se développe. Il est peut être temps de changer notre façon de vivre ?
A l’occasion de la journée mondiale sur le cancer, le 04 février, posons nous les vraies questions.
Ce que je mange ?
L’alimentation est une clé précieuse pour notre santé, comme nous l’explique le cancérologue David Servan Schreiber et ses conseils sur l’alimentation anti cancer. Un certain nombre d’ingrédients participent à la prévention et à la guérison de cancers. Le contenu de notre assiette n’est pas du tout anodin pour préserver notre capital santé, et le cas échéant pour le retrouver. Mais pour cela il faut aussi privilégier une alimentation bio.
Ce que je mets sur ma peau ?
Les cosmétiques contiennent des substances chimiques qui peuvent entrainer des dangers liés à l’accumulation dans l’organisme de ces composés potentiellement perturbateurs. Les risques de développer un cancer peuvent varier selon la sensibilité et l’âge de chacun. Il faut avoir à l’esprit que la peau accumule 2kg de produits chimiques à la fin d’une année et 60 % de ce qu’on met sur la peau passe le derme !. 100 000 molécules chimiques sont sur le marché, seulement 5000 ont été testées, et 100 sont cancérigènes, et les pour les autres aucunes données, si ce n’est des suspicions. Dans le doute, il est conseillé d’opter pour des cosmétiques bio et de limiter le recours aux substances chimiques (attention aux additifs, tels que les conservateurs, parabens and co, phtalates, …).
Le CADTM dénonce le prêt du FMI et exige que les créanciers versent des réparations pour Haïti
3 février 2010
Source | www.cadtm.org |
Le 27 janvier dernier, le FMI se félicitait de sa réactivité face au désastre humanitaire en Haïti en décidant « une aide d’urgence » de 102 millions de dollars . Pour le CADTM, une telle annonce est scandaleuse : ce que le FMI ose qualifier d’ « aide », en raison d’un délai de grâce de 5 ans et demi et de l’absence d’intérêts, constitue rien de moins qu’un prêt dont le capital devra être remboursé. Loin d’aider Haïti à se reconstruire, ce prêt va au contraire paupériser davantage le peuple haïtien en augmentant son endettement. Et comme si le peuple haïtien n’avait pas assez souffert, le FMI impose en contrepartie de ce prêt, inclus dans un programme d’ajustement structurel, l’application d’une série de mesures anti-sociales telles que l’augmentation du prix de l’électricité ou encore le gel des salaires dans le fonction publique ! Dans le même temps, son directeur général Dominique Strauss-Kahn appelle, sans aucune gêne, à la mise en place d’un plan Marshall pour Haïti, qui comprendrait l’annulation de sa dette.
Le CADTM dénonce cette nouvelle manœuvre du FMI visant à relégitimer son action en Haïti. Il est temps que le FMI rende des comptes aux Haïtiens en annulant immédiatement la dette, en leur restituant toutes les sommes remboursées et en versant des réparations pour tous les dommages subis.
En effet, le FMI et les autres bailleurs de fonds, tels que la Banque mondiale, portent une responsabilité écrasante dans la violation des droits humains fondamentaux des Haïtiens. Depuis plusieurs décennies, ils ont imposé des politiques néolibérales qui ont notamment supprimé l’autosuffisance alimentaire du peuple haïtien et l’ont rendu vulnérable aux chocs externes comme l’augmentation brutale des prix agricoles sur les marchés internationaux. Ces créanciers n’ont, par ailleurs, pas hésité à soutenir la dictature des Duvalier, alliés stratégiques des puissances occidentales comme la France, qui offre même aujourd’hui sa protection à Jean-Claude Duvalier sous couvert du statut de réfugié politique. Le peuple haïtien continue, quant à lui, à payer la dette illégitime contractée par cette dictature qui a servi à sa répression !
Ce sont également les considérations géostratégiques (à la base d’une large part de l’endettement illégitime des pays du Sud) qui ont poussé le FMI et la Banque mondiale, contrôlés par les pays occidentaux, à ne plus prêter à Haïti entre 2001 et 2004. En effet, cette suppression de l’ « aide » faisait partie des plans du gouvernement américain, qui cherchait délibérément à déstabiliser, puis à renverser, le gouvernement élu d’Haïti. Comme l’a souligné Jeffrey Sachs, économiste et ancien conseiller auprès du FMI et de la Banque mondiale, « les dirigeants américains avaient parfaitement conscience du fait que l’embargo sur l’aide entraînerait une crise de la balance des paiements, une poussée de l’inflation et l’effondrement du niveau de vie, qui à leur tour viendraient alimenter la rébellion [contre le président Aristide] ».
Tous ces dommages subis par le peuple haïtien doivent aujourd’hui être réparés. Ces réparations se fondent sur la justice et non sur une quelconque générosité des pays riches. C’est pourquoi le CADTM exige un plan pour Haïti radicalement différent de celui proposé par Strauss Kahn et le FMI. Ce plan ne doit pas comprendre les annulations de dettes mais seulement des dons sans contrepartie octroyés au titre des réparations pour tous les dommages subis.
Le CADTM soutient également l’idée d’une action en justice contre le FMI, qui selon ses statuts ne peut effectuer de dons, afin de le contraindre à réparer les préjudices causés en Haïti et dans l’ensemble des pays du Sud.
A côté de ces réparations, il est indispensable :
d’annuler totalement et sans conditions la dette haïtienne, comme l’a fait le Venezuela
de rétrocéder toutes les sommes perçues au titre du remboursement de la dette car la dette initiale, dite dette de l’indépendance, n’a aucune valeur légale, et est donc nulle en droit
de restituer à la population tous les avoirs détournés par les dirigeants haïtiens et leur entourage, sur base de la Convention de l’ONU contre la corruption.
Scandale des portes tournantes, nouveaux commissaires européens : L’UE de plus en plus « pro OGM » ?
3 février 2010
Source | ogm.greenpeace.fr |
C’est un véritable scandale qui agite le petit monde des hauts fonctionnaires européens depuis la révélation, il y a quelques jours, d’un cas de « porte tournante » qui remonte pourtant déjà à 2008. Les « portes tournantes », ce sont ces allers et retours de fonctionnaires européens entre des institutions européennes et le secteur privé. Cette fois, il s’agit de Suzy Renckens, qui fut à la tête de l’unité OGM de l’AESA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments) d’avril 2003 à mars 2008 et s’est retrouvée propulsée quelques semaines plus tard à un poste clé de lobbyiste pour la société agro-semencière Syngenta. Sa mission, approcher et convaincre les autorités comme l’Unité OGM dont elle dirigeait la branche scientifique auparavant au sein de l’AESA, du bienfait des OGM.
L’AESA, bien que les nouveaux postes des ex-fonctionnaires européens soient soumis à approbation jusqu’à deux ans après leur démission, a été muette pendant plus d’un an, ne contactant l’intéressée qu’après que l’affaire soit révélée, en décembre dernier.
Cette affaire jette encore un peu plus le doute sur l’AESA et son panel d’experts, soupçonnés d’être ouvertement pro-OGM. Et ce non sans raison : jusqu’à aujourd’hui cette autorité a rendu 100 % d’avis positif sur l’innocuité des plantes OGM soumises à autorisation.
Quand à la nouvelle commission Barroso, elle semble dans la droite lignée de la précédente, prête à autoriser une avalanche de plantes génétiquement modifiées pour l’importation ou la culture. Ainsi lors des classiques auditions par le parlement des futurs commissaires, Monsieur Dalli, commissaire à la santé et à la politique des consommateurs, leader sur la question des OGM, a promis des « décisions rapides » voir accélérées concernant les nombreuses autorisations d’OGM en attente. De son côté, le commissaire à la recherche Monsieur Geoghegan-Quinn a, quant à lui, affirmé qu’il tenterait au maximum de renforcer la compétitivité européenne dans le domaine des biotechnologies afin de contrecarrer la Chine et l’Inde.
La vigilance est donc de mise, d’autant que plus d’une cinquantaine de plantes génétiquement modifiées sont en attentes d’une autorisation européenne.